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Henri Pérouze
 
       
 
Encadrer, c’est faire grandir ses collaborateurs
La Gazette des communes - juin 2007

Gazette n°1892 - 25/06/2007 - 6

« Encadrer, c’est faire grandir ses collaborateurs »

Conseil en direction, auteur (*), Henri Pérouze dresse le bilan de vingt ans de management appliqué à la conduite des agents, des organisations et des projets.

Quelle définition donnez-vous au verbe « manager » ? Il s’agit de faire grandir ses collaborateurs dans leurs compétences, au service de la collectivité. Le terme vient de « ménager », mot français de 1535 voulant dire « disposer avec harmonie ».

Les agents français sont-ils bien « ménagés » ? Le mot a longtemps été obscène, car trop connoté « secteur privé ». Moyennant quoi l’hétérogénéité ­règne au sein de chaque fonction publique. Plus déconcentrée, proche du pouvoir et des réalités, la territoriale me semble plus avancée. Elle doit juste veiller à ce que les cabinets ne gèrent, de fait, des services.

Aujourd’hui, quelles sont, selon vous, les forces et les limites de l’encadrement ? Parmi les aspects positifs, je citerais le niveau de formation des fonctionnaires ainsi que leur sens du service et du respect des valeurs. En négatif, le cloisonnement et le recrutement : les agents sont engagés selon des connaissances et non des aptitudes. En outre, il n’y a pas de prime aux qualités de manager. Or pour encadrer, il faut écoute et rigueur, ce qui est rare chez une même personne. Un manager fixe les objectifs et les tient avec fermeté. Il se montre plus souple pour définir, avec ses agents, les moyens opérationnels d’y parvenir. Il doit leur laisser la bride sur le cou. Il préserve ainsi sa capacité à se projeter, à indiquer la direction, ce que l’on appelle le « management stratégique ».

Vous insistez sur la nécessité d’expliquer. Pour quelles raisons ? Le dirigeant doit expliquer ses choix et leur sens. Alors, les agents savent pourquoi ils travaillent. Ils font des miracles et sont moins stressés.

Propos recueillis par Bruno Leprat

(*) « Conduire un projet dans les services » (Chronique sociale, 2003, 4e édition).

       
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